Le mephedrone est
une drogue qu'on peut se procurer sur Internet, à mi-chemin
entre la coke et le MDMA. Utilisée dans les clubs gais depuis
pas mal de temps, elle se répand petit à petit chez les
hétéros. Rien d'illégal là-dedans, et
comme en plus ça ne coûte que 60 livres les six grammes
(soit environ cent dollars), nous avons chargé l'un de nos
pigistes de s'en procurer et de s'en mettre pas mal en arrière du toupette.
L'entretien qui suit à été réalisé
deux jours après sa première ligne et trois heures
après l'arrêt de ses hallucinations et de ses crises de
panique.
Ça fait un peu plus de 10 jours que le 15e anniversaire de la mort de Cobain est passé, il est donc largement le temps de le fêter. On a failli poster des vieilles vidéos pleines de nostalgie, mais ça nous emmerdait de passer une fois de plus pour des sentimentaux. On s'est donc plutôt demandé tout ce qui serait arrivé à Kurt s'il n'était pas devenu le Che Guevara du mal d'être adolescent en se suicidant le 5 avril 1994. Il aurait sans doute eu une vie paisible inspirée des vieux songwriters folk matures exilés dans les Rocheuses, mais il aurait aussi très bien pu devenir un deuxième Bono. C'est cette hypothèse qu'on a essayé d'illustrer.
Afin que nous n’exultions
pas tous de joie à l’idée que le printemps arrive
(qui ne ressent pas encore ça?), voici une petite histoire de
froid sibérien. Andy Winter (pas celui-là) et
son ami Roland Prokein ont visité l’endroit le plus froid du
monde, où ils ont fait la connaissance d’un homme qui s’est
fait fourrer tellement fort par le destin que les karmas de ses neuf
prochaines vies seront sûrement épargnés. Parlons de
tout ça avec eux.
Un blogue a mis en ligne des vieilles cartes de visite utilisées par les gangs de la ville de Chicago à la fin des années 70. C'est qu'à cette époque
bénie, les gangsters étaient civilisés et aimaient se retrouver entre eux, se distraire dans la file d'attente du marchand de «crème à glace» en éclatant deux trois crânes à coups de batte de baseball. C'était des hommes sérieux.
Vous vous souvenez des années 70, quand les pornstars avaient de vrais seins, la chatte pas rasée et ressemblaient à de jeunes Californiennes pleines de santé plutôt qu'à des vieux travestis? Même si vous ne vous souvenez pas de Marilyn Chambers, il y a des chances que votre cerveau s'en souvienne, lui. Née Marilyn Ann Briggs en 1952 à Providence, Rhode Island, de parents tout ce qu'il y a de plus normaux, elle s'est d'abord envolée vers la Californie pour être mannequin et jouer dans des films «corrects». Son premier succès dans le mannequinat a été son apparition en jeune mère de famille dans Ivory Snow, ironiquement intitulé «le seul film à 99,4% pur», qu'elle a fait quelques années avant d'entamer sa carrière dans le X dans la formidable orgie Behind the Green Door (1972), le premier film de boules à être distribué dans tous les États-Unis. Malgré les personnages et l'intrigue complètement invraisemblables, le film contient sans doute le facial le plus mémorable de tous les temps, où du sperme halluciné vole au visage de Chambers pendant sept bonnes minutes. Proctor et Gamble l'ont vite laissé tomber quand ils ont été mis au courant, ce qui a fait encore plus de pub au film.
Demandez
à n'importe quel italien moyen ce qui lui vient à l'esprit quand on lui
parle de Naples et c'est toujours les trois même choses qui reviennent:
la pizza, les poubelles dans les rues et l'organisation mafieuse la
plus puissante du monde, la Camorra. C'est un peu exagéré? En fait,
cette branche de la mafia italienne et les bénéfices qu'elle engendre
représentent un dixième des richesses du pays. Roberto Saviano s'est récemment penché sur cette mafia qui
s'appuie d'une part sur des activités complètement illégales comme le
trafic de drogues et d'armes, la contrebande et les extorsions de
fonds, et d'autre part sur un modèle d'affaires beaucoup plus légal: les
transports, le bâtiment, les poubelles et tous les
trucs dans lesquels nos amis jugent bon d'investir. C'est du capitalisme à l'état
pur, ça a mené toute une ville droit vers la catastrophe et ce sont
probablement les criminels les plus dangereux d'Europe. C'est dans ce
contexte qu'un genre musical tout à fait original a vu le jour de
l'autre côté des Alpes.
Pendant que le monde entier panique à cause du missile Taepodong que le camp de notre verseau préféré, Kim Jong-il, a lancé en orbite dans le Pacifique ce week-end (dépendant à quel côté de la propagande vous agréez), on a pensé que ce serait un bon moment pour vous ressortir notre petit bouffi, pas-super-stable ami communiste, et maintenant potentiel destructeur nucléaire. Rendez-vous ici pour regarder le Vice Guide to North Korea, notre infiltration en 14 parties sur cette terre que le temps, la nourriture et la raison ont oubliée. Et puis, si notre compte-rendu est trop brimé par notre vision occidentale pour vous, les académiciens, voici des témoignages de réfugiés nord-coréens qui ont été emprisonnés et torturés par le régime et qui y ont échappé.
On a trouvé ça sur le blogue de deux de nos collaborateurs, Morgan Poyau et Maciek Pozoga. C'est une histoire totalement folle qui se passe dans les campagnes au Nigéria, où des prêtres traumatisent, blessent, et sacrifient des petites filles en prétextant qu'ils seraient des «enfants-sorcières». Ces pasteurs mélangent, semble-t-il, les traditions chrétiennes avec les rites locaux ancestraux, et ça donne lieu à ce genre de mœurs vraiment bizarres.
Le week-end dernier, pendant que Barack
Obama souhaitait une bonne et heureuse année aux Iraniens,
leur demandant par la même occasion de se calmer avec leur
bombe nucléaire, des millions de Perses célébraient
la nouvelle année, 1388, en se peignant le visage en noir pour
ressembler à cet homme. Ah oui, je rajouterai qu'ils dansent
jusqu'à pas d'heure en ingurgitant des tonnes de bouffe sur
de la pop perse bruyante.
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