À la suite des demandes incessantes des nerds fascinés par l'humour pipi-caca-pouèles, notre pendant États-Unis a créé une page web qui regroupe tous les dessins qu'a fait Johnny Ryan pour Vice. En plus d'y retrouver plein de dessins à la fois beaux et laids, une entrevue du dessinateur est aussi disponible. Vous en apprendrez plus sur les motivations qui animent ce grand homme, de même que les autres projets auxquels il participe en parallèle (vous vous doutez qu'on le paie quasiment pas). Et puis, on ne peut qu'apprécier un homme qui finit ses entrevues par «It’s like aw, look at that hardcore porno, it’s so adorable».
Qu'est-ce qui arrive quand vous donnez une bonne critique à un groupe, et puis qu'un gars qui a déjà été dans un autre band avec un d'eux les mentionne dans une de vos entrevues? Ben, le groupe vous fait un beau mixtape pour votre blogue. Les membres de Silk Flowers sortent un record bientôt sur PPM, et vous pouvez écouter des enregistrements live ici, mais en attendant, vous pouvez regarder le beau collage psychédélique qu'ils nous ont fait. Et si c'est pas assez de collages Silk Flowers à votre goût, Avi a fait un zine en pièces détachées avec ses pouvoirs de transposition, que vous pouvez assembler vous-même en suivant les instructions sur le blogue du groupe. Des collages choisis et le mix suivent ci-dessous...
À tous ceux qui avaient tapé «Black Flag» dans YouTube et qui avaient cru mourir en entendant une ligne de synthétiseur au lieu des jappements de Henry Rollins, votre souffrance sera enfin récompensée. Duchess Says, notre groupe montréalais préféré, a mis en ligne il y a 1000 ans (deux mois, sur les Internets, ça équivaut à 1000 ans, merci) un vidéoclip pour leur pièce Ch.o.B. qu'on qualifierait quasiment de hardcore, si on n'était pas gênés. Hardcore dans le sens de les années Reagan, Minor Threat et Bad Brains. Bref, vu que le groupe n'est pas très porté sur le marketing viral et que vous ne seriez pas tombés sur ce clip-là sans être membres en règle de leur Église, on a décidé de le poster ici. Remarquez que le batteur, Simon Says, n'est pas dans le clip, mais qu'en prime, il y a une autre personne de 5' 2", soit la merveilleuse danseuse Julie Jones.
Voici ce qui arrive lorsqu'on est
vraiment bon avec Internet. Je ne parle plus à aucune de mes ex, mais en quatre
clics, je peux trouver avec qui elles couchent, qui elles bitchent et si elles
tentent subtilement de communiquer avec moi via leurs blogues. OK, elles n’essaient
probablement PAS de m’envoyer des messages dissimulés dans leurs blogues, mais je
vais juste suranalyser le tout, juste au cas.
C’est bien connu, quand vous ne savez pas
comment prononcer le nom de quelque chose, vous ne savez vraisemblablement pas
de quoi il est question. Notre exemple du jour est Wale. Beaucoup de gens
prononcent son nom comme « whale » (baleine) ou « Wall-E » et
c’est compréhensible parce que, bon, c’est pas tout le monde qui a le temps de
connaître les bons rappeurs. Cela dit, vous êtes en train de lire cette entrée de blogue
alors ce serait une bonne occasion de le découvrir. Si vous ne le saviez
pas, Wale se prononce « Wall-ay ». Il vient de Washington et a
quelques mixtapes à son actif. L’une d’entre elles se nomme A Mixtape
About Nothing. C’est à propos de Seinfeld, et il y a même un caméo de
Julia Louis-Dreyfus. Oh, et son cousin se nomme Gbenga Akinnagbe, c’est lui qui
joue le rôle de Chris Partlow dans The Wire. Notre stagiaire Patrick a
rencontré Wale à Toronto et ils ont parlé du fameux bol de chili de chez Ben's,
à Washington, et de musique gogo. Patrick a voulu garder son entrevue courte puisqu’apparemment, Wale déteste être interviewé. Mais les questions finies, Wale a voulu prolonger
la discussion et a posé à Patrick des questions sur le sport au Canada, mais
Patrick a confondu « Raptors » avec « rappers ». S’ensuivit un moment embarrassant…
On a envoyé Gab Toug'Fresh rencontrer Sébastien Tellier dans sa chambre d'hôtel, la journée de son spectacle au Cabaret. On savait qu'elle était fan, alors on a juste voulu lui faire plaisir. Après avoir lu son introduction, genre poème, reproduite ci-bas, on s'est dit que, vraiment, elle était la seule qui comprenait l'imaginaire touffu (c'est le cas de le dire) du barbu français.
Je n’aurais pas pu mettre ma langue dans sa bouche, ni même sur son torse, mais j’avoue que l’idée m’avait traversé l’esprit… Je m’étais sentie plus femme, moins fille, plus dune, moins colline. J’avais invité mon ami Grandom, au son, pour me donner du courage. Ce fut la première entrevue de ma vie. Je ne pensais pas qu’elle se terminerait avec un pain POM ultra blanc sous la main. Sébastien Tellier et Lise Dion, même combat.
Je suis une jeune fille de 20 ans en route vers une douce folie (selon les dires de mes proches), voire complètement folle (selon les dires des moins optimistes). J’ai beau m’en défendre et clamer que ce n’est qu’une apparence, un moteur qui me permet de survivre à cette noirceur environnante que les autres distillent autour de moi, on me jette toujours des regards apeurés ou compatissants qui ont l’air de dire: oh la pauvre conne… Et comme à tous les fous modérés de cette planète (ceux qui évitent de justesse l’internement), il m’arrive bien souvent des histoires pour le moins insensées, le genre de péripéties loufoques et impromptues dont la fréquence est si élevée que je finis par me demander si la folie précède l’existence ou si l’essence de ma folie est à ce point transversale qu’elle finit par gangréner tous les aspects de mon existence. Tous, à commencer par les rencontres hasardeuses de ma vie. Elles sont souvent insolites et déjantées. Assurément, la douce folie qui me caractérise attire la foliefurieuse des plus hallucinés de cette terre.
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