Au Divan Orange, rue Saint-Laurent, un dimanche soir. La foule est dense et allumée, le toupet se porte graissé et le cuir est de rigueur; c'est une orgie rockabilly qui se trame ici... Bloodshot Bill ouvre le bal. Deux grosses semaines avant le «scandale» (sic) de sa présence à la fête nationale du KKKébec, c'est avec son nouveau band que la bête se présente pour garrocher, en sueur et en forme, ses tounes sales à un public encore et toujours exalté. Bloodshot Bill, c'est indéniablement notre Link Wray, notre Charlie Feathers, et bon, même si on a un peu de peine pour lui de le voir barré aux States depuis une mésaventure récente, on est un peu secrètement contents de l'avoir juste pour nous autres.
Les trois membres du groupe Grand Trine prétendent qu’ils ne font pas partie d’un culte. Par contre, si on considère le fait qu’ils habitent ensemble dans un studio/appartement qu’ils ont nommé The Cosmic Grotto et que leur nom de groupe est inspiré d’une constellation qui est censée entraîner un état de «créativité et de communication intérieure», c’est un peu dur à croire.
En moins d’une année d’existence, le trio montréalais s’est rapidement forgé une réputation au sein de la scène locale avec ses prestations déchaînées, pendant lesquelles le leader, Tobias Rochman, n’a pas peur de grimper littéralement au plafond, d’attaquer la foule avec sa basse ou de se frapper dans face à grands coups de micro. Récemment de retour d’une tournée avec le groupe américain Tyvek, ils ont accepté de me rencontrer dans leur fameuse «grotte cosmique».
Le spécialiste en métal extrême de Vice UK entretient depuis quelques semaines une correspondance amicale quoiqu'étrange avec le maître de la noirceur musicale nordique, Fenriz, de Darkthrone. Ce type est plutôt sympathique pour un gars qui brûlait des églises il y a à peine 15 ans. Maintenant, il a l'air un peu gros, amusant, et répond à tous les courriels de fans qu'il reçoit. Au cours de leur échange, la conversation a fini par dévier sur un sujet qui touche tout métalleux digne de ce nom: Sepultura. Le batteur du plus grand groupe de black encore en activité a tenu à rétablir les faits à propos des Brésiliens en spandex. Verdict: pas si fifes que ça.
Le leader et unique membre de Burzum, plus grand groupe de black métal norvégien de tous les temps, est officiellement sorti de prison en fin de semaine. Pour les quelques esprits égarés obéissant aux lois malhonnêtes du monde chrétien, Varg a été emprisonné il y a 16 ans, alors qu'il avait 20 ans, pour avoir tué son ami/ennemi juré, Euronymous, du groupe Mayhem. Depuis ce jour marqué du sceau des ténèbres, le Comte Grishnackh était en prison et passait son temps à faire des morceaux ambiants moyenâgeux avec du matériel cheap et à raconter des niaiseries en entrevue à propos de Nietzsche et du fait que les êtres humains ne sont pas tous égaux.
Le gros frontman de Fucked Up serait en passe de devenir l'un des futurs commentateurs de l'une des plus grosses chaînes de télé américaines, Fox News. Non en fait, il a déjà signé son contrat et ce n'est plus qu'une question de quelques mois (jours ?) avant que sa grosse face barbue soit connectée avec des millions de téléspectateurs. Et pas n'importe lesquels, puisque la Fox est connue pour être une chaîne de gros droitards. Pink Eyes aurait d'ailleurs dit à ce propos qu'il se sentait un peu comme "infiltré au coeur de l'étoile noire".
Qu'est-ce qui arrive quand vous donnez une bonne critique à un groupe, et puis qu'un gars qui a déjà été dans un autre band avec un d'eux les mentionne dans une de vos entrevues? Ben, le groupe vous fait un beau mixtape pour votre blogue. Les membres de Silk Flowers sortent un record bientôt sur PPM, et vous pouvez écouter des enregistrements live ici, mais en attendant, vous pouvez regarder le beau collage psychédélique qu'ils nous ont fait. Et si c'est pas assez de collages Silk Flowers à votre goût, Avi a fait un zine en pièces détachées avec ses pouvoirs de transposition, que vous pouvez assembler vous-même en suivant les instructions sur le blogue du groupe. Des collages choisis et le mix suivent ci-dessous...
À tous ceux qui avaient tapé «Black Flag» dans YouTube et qui avaient cru mourir en entendant une ligne de synthétiseur au lieu des jappements de Henry Rollins, votre souffrance sera enfin récompensée. Duchess Says, notre groupe montréalais préféré, a mis en ligne il y a 1000 ans (deux mois, sur les Internets, ça équivaut à 1000 ans, merci) un vidéoclip pour leur pièce Ch.o.B. qu'on qualifierait quasiment de hardcore, si on n'était pas gênés. Hardcore dans le sens de les années Reagan, Minor Threat et Bad Brains. Bref, vu que le groupe n'est pas très porté sur le marketing viral et que vous ne seriez pas tombés sur ce clip-là sans être membres en règle de leur Église, on a décidé de le poster ici. Remarquez que le batteur, Simon Says, n'est pas dans le clip, mais qu'en prime, il y a une autre personne de 5' 2", soit la merveilleuse danseuse Julie Jones.
On a envoyé Gab Toug'Fresh rencontrer Sébastien Tellier dans sa chambre d'hôtel, la journée de son spectacle au Cabaret. On savait qu'elle était fan, alors on a juste voulu lui faire plaisir. Après avoir lu son introduction, genre poème, reproduite ci-bas, on s'est dit que, vraiment, elle était la seule qui comprenait l'imaginaire touffu (c'est le cas de le dire) du barbu français.
Je n’aurais pas pu mettre ma langue dans sa bouche, ni même sur son torse, mais j’avoue que l’idée m’avait traversé l’esprit… Je m’étais sentie plus femme, moins fille, plus dune, moins colline. J’avais invité mon ami Grandom, au son, pour me donner du courage. Ce fut la première entrevue de ma vie. Je ne pensais pas qu’elle se terminerait avec un pain POM ultra blanc sous la main. Sébastien Tellier et Lise Dion, même combat.
Ça fait un peu plus de 10 jours que le 15e anniversaire de la mort de Cobain est passé, il est donc largement le temps de le fêter. On a failli poster des vieilles vidéos pleines de nostalgie, mais ça nous emmerdait de passer une fois de plus pour des sentimentaux. On s'est donc plutôt demandé tout ce qui serait arrivé à Kurt s'il n'était pas devenu le Che Guevara du mal d'être adolescent en se suicidant le 5 avril 1994. Il aurait sans doute eu une vie paisible inspirée des vieux songwriters folk matures exilés dans les Rocheuses, mais il aurait aussi très bien pu devenir un deuxième Bono. C'est cette hypothèse qu'on a essayé d'illustrer.
Demandez
à n'importe quel italien moyen ce qui lui vient à l'esprit quand on lui
parle de Naples et c'est toujours les trois même choses qui reviennent:
la pizza, les poubelles dans les rues et l'organisation mafieuse la
plus puissante du monde, la Camorra. C'est un peu exagéré? En fait,
cette branche de la mafia italienne et les bénéfices qu'elle engendre
représentent un dixième des richesses du pays. Roberto Saviano s'est récemment penché sur cette mafia qui
s'appuie d'une part sur des activités complètement illégales comme le
trafic de drogues et d'armes, la contrebande et les extorsions de
fonds, et d'autre part sur un modèle d'affaires beaucoup plus légal: les
transports, le bâtiment, les poubelles et tous les
trucs dans lesquels nos amis jugent bon d'investir. C'est du capitalisme à l'état
pur, ça a mené toute une ville droit vers la catastrophe et ce sont
probablement les criminels les plus dangereux d'Europe. C'est dans ce
contexte qu'un genre musical tout à fait original a vu le jour de
l'autre côté des Alpes.
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