Au Divan Orange, rue Saint-Laurent, un dimanche soir. La foule est dense et allumée, le toupet se porte graissé et le cuir est de rigueur; c'est une orgie rockabilly qui se trame ici... Bloodshot Bill ouvre le bal. Deux grosses semaines avant le «scandale» (sic) de sa présence à la fête nationale du KKKébec, c'est avec son nouveau band que la bête se présente pour garrocher, en sueur et en forme, ses tounes sales à un public encore et toujours exalté. Bloodshot Bill, c'est indéniablement notre Link Wray, notre Charlie Feathers, et bon, même si on a un peu de peine pour lui de le voir barré aux States depuis une mésaventure récente, on est un peu secrètement contents de l'avoir juste pour nous autres.
En cette veille de la St-Valentin, les gars de Black Feelings (le nouveau meilleur band de Montréal) vont présenter leur dernière création: Ancient Spirit Overdrone. C’est quoi cette affaire-là ? Habituellement un trio, ils s'entourent pour ce spectacle-ci d'une quinzaine de musiciens pour interpréter rien de moins qu’une composition épique en trois mouvements. On comptera dans le lot des membres d’AIDS Wolf, Red Mass et Wax Attic pour ne nommer qu'eux. Attendez-vous à quelque chose de monstrueusement intense, de tellement loud et heavy que vous risquez d’atteindre l’orgasme, puis de vous évanouir pendant la performance.
Red Mass est un nouveau collectif psychédélique montréalais et il y a un gros paquet de raisons pour lesquelles vous devriez être un minimum curieux et mouillés à leur propos. Fondé par Roy Vucino (Choyce) de CPC Gangbangs, ils comptent dans leur formation orgiaque aléatoire à tendance improvisée Mark Sultan, une certaine Giselle Webber (ex-Hot Springs), des membres de Chocolat, Black Feelings, Demon’s Claws et vraiment, vraiment pas mal d'autres piliers de la scène garage mondiale. Ils garrochent très fort un post-punk psychédélique tendance magie noire qui reprend des éléments de noise, d'électro et de beat tribal (une tribu très sale, mettons).
Le compositeur et producteur français Jean-Pierre Massiera est un être insaisissable. Genre de mix improbable entre Jean-Jacques Perrey et Pierre Henry, mais contrairement aux susnommés, il semble ne jamais avoir eu de phase totalement nulle. Il s'est plutôt maintenu entre délire et inclassable. Sa carrière a commencé en 1968 avec la parution de Maledictus Sound, et ne s'est jamais arrêtée. Bref, l'étiquette Mucho Gusto ressort en vinyle et en CD deux compilations qui documentent les deux pôles de la carrière de Massiera, soit Discoïd et Freakoïd.
On fêtait notre 1er anniversaire mercredi dernier au Club Lambi dans le cadre de Pop Montréal. Évidemment, c'était malade, si vous nous croyez pas, ben regardez les photos. On remercie RVCA et tous les groupes qui ont joué. Amanita Bloom, Devil Eyes, ben on n'a pas vraiment de photos de vous autres, mais vous étiez beaux, juré. C'est que bon, notre photographe est parti sur la dérape pendant que vous jouiez. Mais il est anglo, alors il peut pas lire quand on parle dans son dos. Mais on voulait que vous soyez au courant.
Après, j'avoue, ça devient un peu flou. Il y a bien des images fortes qui me reviennent, mais la
chronologie reste à déterminer... United Steel Workers of Montreal qui font capoter la masse de monde paquetée dans le sous-sol du théâtre et qu'on retrouve à chanter des cantiques de Noël communiste au bord du feu...
J'adore les sosies «professionnels». Je ne sais absolument pas comment ça se passe ici, mais en Europe, ils sont vraiment merdiques. La plupart du temps, ils vivent tellement dans le culte de la personnalité qu'ils imitent qu'ils en arrivent à se prendre pour celle-ci. Quand je les vois dans les émissions de Christophe Dechavanne, droits comme des «i» avec un sourire comblé sur le visage, je ne peux pas m'empêcher de les détester. Et puis, au fur et à mesure, je suis de plus en plus gêné de les regarder. En fait, ils ressemblent vraiment à leurs doubles connus, mais disons avec une maladie dégénérative ou une dépendance à l'héroïne en plus. C'est comme une performance d'art contemporain censée rappeler l'omniprésence du sida, du cancer et de l'alcool dans notre société.
Voilà quelques-uns de ces sosies dont vous pouvez vous payer la présence à votre anniversaire ou à votre enterrement de vie de garçon.
Bon ben là y a Jimi Hunt qui a décidé de faire un show solo à L'Esco le 16 août prochain. Pis quand on dit «solo», on ne veut pas dire qu'il va être t'u' seul avec sa guitare. Neuh non. On a plutôt affaire à un combo one-man band de type harmonica-guitare-drums-hurlements-moustache. On sent que ça va être bon à pitcher des chaises en l'air. D'ailleurs, parlant de Jimi Hunt, y a tu quelqu'un qui a des images du show de son groupe Chocolat à New York le weekend passé? Vu que Danny Marks est le nouveau drummer du groupe et que King Khan était dans l'coin, le tout a viré en quasi-show hommage des Spaceshits.
Après avoir détruit ce qu'il restait de Toronto lors de leur deuxième prestation de suite avant-hier, King Khan et ses Shrines viennent nous voir ce soir. Ça veut dire qu'il faudrait vous dépêcher d'aller acheter vos billets, parce qu'il en reste pas beaucoup. Et disons que c'est pas demain la veille que le roi Khan et son orchestre de 10 personnes vont se déplacer de Berlin pour venir vous jouer leur voudou-soul psychotronique. Si vous ne savez pas de quoi on parle, allez vous éduquer ici. Oh, pis tant qu'à être là, voilà une vidéo de Khan alors qu'il n'avait que 22 ans (et qu'il répondait encore au nom de Blacksnake).
Salut les Montréalais, qu'est-ce que vous faites ce soir? Ah, vous êtes pas certains, parce que vous hésitez entre boire dans l'parc ou boire sur les marches de votre entrée? Finalement, vous êtes ouverts aux suggestions? Ben en voilà une: allez à la Casa Del Popolo (4873 Saint-Laurent) pour une projection gratuite de Heavy Metal
in Baghdad vers 21h (où quand il commencera à faire noir). Vous devez probablement savoir que la terrasse arrière de la Casa est super petite, alors essayez de vous pointer de bonne heure, OK?
Les commentaires récents